L'odeur de la terre
projet de recherche 2023 - actuellement
PETRICHOR *
* du grec petra : pierre, ichor : sang, fluide liquide huileux sécrété par certaines plantes, puis absorbé par les sols et roches argileux pendant les périodes sèches. Cette huile participe à la formation de l’odeur de terre mouillée. Après la pluie, cette huile combinée aux composés de sédiments, dégage des composés organiques volatils qui en se combinant avec la géosmine produisent cette odeur de terre qui reste peu de temps dans l’atmosphère
«tous les corps vivants cuisinent le monde»
Emanuele Coccia, Philosophie de la maison
Créer un laboratoire de recherche où je puisse développer un travail en collectif, collaboratif, qui vienne interroger de multiples disciplines autour de l’odeur de Terre.
Parfumeurs, ethnobotanistes, anthropologues, géologues, marcheurs, producteurs, herboristes, scientifiques, olfactothérapeuthe...
Il y a dans l’odorat une physicalité de la perception, quelque chose qui nous ramène à notre propre corps, avant d’accéder à une mémoire. Percevoir une odeur c’est être à l’écoute de ce qui se passe autour, de ce qu’elle engendre sur nous même.
Nous faisons partis d’un écosystème, du Vivant.
Mes déplacements se feront essentiellement en région Paca. Je souhaite travailler sur cette terre, qui est la Terre que j’arpente.
Le projet de L’odeur de la terre n’en est qu’à ses débuts, il a ouvert de nouvelles perspectives.
Soulever, aller en profondeur, observer les racines m’ont permis d’ouvrir de nouvelles collaborations.
Questionner ce qui n’est pas visible et pourtant bien en présence.
L’odeur comme les bactéries, les racines font parties de ce cycle de vie et donne la consistance à ce qui est visible à nos yeux.
Le flux pénètre tous les corps vivants.
L’odeur des profondeurs de la terre a t’elle une odeur ?
L’odeur au croisement de tous les éléments terrestres.
L’odeur comme indice de nos provenances, d’un territoire.
L’odeur comme poésie, comme langage, comme trace.
Trace d’une éternelle transformation, porosité des éléments entre eux.
S’éveiller à un sens qui est si peu conscientisé et abordé dans nos vies au quotidien, dans les expositions.
Intégrer L’odorat dans mon travail coule de source.
L’intégrer par le geste, le mien où celui du public qui vient déplacer un objet, se pencher pour sentir. L’odeur amène à un déplacement du corps.
La performance me permet de convoquer l’odeur de la terre lors de partage des hydrolats, lors de dégustation de plantes sous forme de tisanes.
L’encens de lichen confectionné avec Clarisse Le Bas dégage cette odeur sombre et terreuse.
Ce qui est dessous a été un jour dessus. Tout est lié, les éléments, les êtres vivants. L’odeur d’une plante est en étroite collaboration avec la terre sur laquelle elle pousse et l’odeur de cette terre est faite du temps.
L’odeur est un voyage...
* du grec petra : pierre, ichor : sang, fluide liquide huileux sécrété par certaines plantes, puis absorbé par les sols et roches argileux pendant les périodes sèches. Cette huile participe à la formation de l’odeur de terre mouillée. Après la pluie, cette huile combinée aux composés de sédiments, dégage des composés organiques volatils qui en se combinant avec la géosmine produisent cette odeur de terre qui reste peu de temps dans l’atmosphère
«tous les corps vivants cuisinent le monde»
Emanuele Coccia, Philosophie de la maison
Créer un laboratoire de recherche où je puisse développer un travail en collectif, collaboratif, qui vienne interroger de multiples disciplines autour de l’odeur de Terre.
Parfumeurs, ethnobotanistes, anthropologues, géologues, marcheurs, producteurs, herboristes, scientifiques, olfactothérapeuthe...
Il y a dans l’odorat une physicalité de la perception, quelque chose qui nous ramène à notre propre corps, avant d’accéder à une mémoire. Percevoir une odeur c’est être à l’écoute de ce qui se passe autour, de ce qu’elle engendre sur nous même.
Nous faisons partis d’un écosystème, du Vivant.
Mes déplacements se feront essentiellement en région Paca. Je souhaite travailler sur cette terre, qui est la Terre que j’arpente.
Le projet de L’odeur de la terre n’en est qu’à ses débuts, il a ouvert de nouvelles perspectives.
Soulever, aller en profondeur, observer les racines m’ont permis d’ouvrir de nouvelles collaborations.
Questionner ce qui n’est pas visible et pourtant bien en présence.
L’odeur comme les bactéries, les racines font parties de ce cycle de vie et donne la consistance à ce qui est visible à nos yeux.
Le flux pénètre tous les corps vivants.
L’odeur des profondeurs de la terre a t’elle une odeur ?
L’odeur au croisement de tous les éléments terrestres.
L’odeur comme indice de nos provenances, d’un territoire.
L’odeur comme poésie, comme langage, comme trace.
Trace d’une éternelle transformation, porosité des éléments entre eux.
S’éveiller à un sens qui est si peu conscientisé et abordé dans nos vies au quotidien, dans les expositions.
Intégrer L’odorat dans mon travail coule de source.
L’intégrer par le geste, le mien où celui du public qui vient déplacer un objet, se pencher pour sentir. L’odeur amène à un déplacement du corps.
La performance me permet de convoquer l’odeur de la terre lors de partage des hydrolats, lors de dégustation de plantes sous forme de tisanes.
L’encens de lichen confectionné avec Clarisse Le Bas dégage cette odeur sombre et terreuse.
Ce qui est dessous a été un jour dessus. Tout est lié, les éléments, les êtres vivants. L’odeur d’une plante est en étroite collaboration avec la terre sur laquelle elle pousse et l’odeur de cette terre est faite du temps.
L’odeur est un voyage...
| portrait_olfactif_eve_pietruschi_par_lou_sompairac.docx |
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