marches,
pierres à cupule gravées du néolithique ,
dessins frottés contre les parois rocheuses ( roches anciennes avant la formation des alpes) des stigmates du glacier,
dessins à la terre,
dessins à la poudre de roche verte prélevée en montagne lors d'une marche
pierres à cupule gravées du néolithique ,
dessins frottés contre les parois rocheuses ( roches anciennes avant la formation des alpes) des stigmates du glacier,
dessins à la terre,
dessins à la poudre de roche verte prélevée en montagne lors d'une marche
Lichen
des courants d'airs sucrés,
la rivière au loin, ronronne,
des lichens comme des cheveux,
s’étirent dans les branches mortes, perruques végétales.
Gourmandises,
fleurs sucrées de merisiers.
Sur ces monts de baleines rocheuses,
minérales, au manteau de mousses,
de lichens, anciennes roches,
une légère brise,
je surplombe la vallée.
L'oreille de la pierre,
lichen des roches.
Trace de rivière,
trace de vers,
dessinent dans le sable,
des dessins sans fin,
trace de chamois,
trace de loup,
trace de loup ayant fait son festin,
trace de la fonte des neiges
devenue larme des glaciers.
Jeunes pousses
nul besoin de parcourir des territoires,
juste se poser,
écouter, observer,
entendre les mouvements,
les mouvements passés, présents,
qui annoncent demain,
juste être là,
se fondre dans la masse minérale,
ce qui a été.
Plantes après la fonte des neiges,
brûlées par le froid,
jeunes pousses,
revenues à la vie au printemps.
Les larmes des glaciers
mille mètres d'épaisseur,
nous étions là-dessous.
entendez-vous le chant des glaciers ?
entendez-vous le craquement de la glace ?
tendez l'oreille à leurs murmures.
Le corps s'allège pour se fondre,
se dissoudre.
Parmi la montagne des sas d'odeurs m'indiquent le passage des bouquetins. Filaments de poils soyeux donnant aux roches un semblant animal.
Les pans de prairie d'Asphodèles se logent au pied des roches anciennes,
anciennes présences avant la formation des Alpes,
Le son du coucou vient rythmer celui de la rivière, le cri des marmottes.
Être en présence d'un apparent silence qui revêt sous ses couches une multitude de vies.
Au passage des glaciers,
il ne reste que traces, griffures
telles des stigmates d'un temps passé.
Saisir la peau d'un paysage
c'est observer les différentes couches, épidermes,
histoires, récits, chemins, sentiers du passé,
traces, d'hier et d'aujourd'hui.
Recueillir les paysages,
montagnes de brume
Le paysage se gorge d'un temps au ralenti.
Le rocher au moine se courbe pour recevoir les derniers manteaux neigeux.
Le printemps à sa robe odorante nous fait part de sa présence,
de sa parure aux multiples couleurs.
Les nuages flirtent avec les dernières touches neigeuses.
Le ciel devient montagne,
la montagne se prend pour le ciel,
nulles frontières alors.
Les grands pachydermes se dressent
laissant apparaître leurs plis d'un temps révolu,
les ancêtres ouvrent les plaines et les cœurs.
Eve Pietruschi, résidence Champagny en Vanoise, avril-juin 2026
des courants d'airs sucrés,
la rivière au loin, ronronne,
des lichens comme des cheveux,
s’étirent dans les branches mortes, perruques végétales.
Gourmandises,
fleurs sucrées de merisiers.
Sur ces monts de baleines rocheuses,
minérales, au manteau de mousses,
de lichens, anciennes roches,
une légère brise,
je surplombe la vallée.
L'oreille de la pierre,
lichen des roches.
Trace de rivière,
trace de vers,
dessinent dans le sable,
des dessins sans fin,
trace de chamois,
trace de loup,
trace de loup ayant fait son festin,
trace de la fonte des neiges
devenue larme des glaciers.
Jeunes pousses
nul besoin de parcourir des territoires,
juste se poser,
écouter, observer,
entendre les mouvements,
les mouvements passés, présents,
qui annoncent demain,
juste être là,
se fondre dans la masse minérale,
ce qui a été.
Plantes après la fonte des neiges,
brûlées par le froid,
jeunes pousses,
revenues à la vie au printemps.
Les larmes des glaciers
mille mètres d'épaisseur,
nous étions là-dessous.
entendez-vous le chant des glaciers ?
entendez-vous le craquement de la glace ?
tendez l'oreille à leurs murmures.
Le corps s'allège pour se fondre,
se dissoudre.
Parmi la montagne des sas d'odeurs m'indiquent le passage des bouquetins. Filaments de poils soyeux donnant aux roches un semblant animal.
Les pans de prairie d'Asphodèles se logent au pied des roches anciennes,
anciennes présences avant la formation des Alpes,
Le son du coucou vient rythmer celui de la rivière, le cri des marmottes.
Être en présence d'un apparent silence qui revêt sous ses couches une multitude de vies.
Au passage des glaciers,
il ne reste que traces, griffures
telles des stigmates d'un temps passé.
Saisir la peau d'un paysage
c'est observer les différentes couches, épidermes,
histoires, récits, chemins, sentiers du passé,
traces, d'hier et d'aujourd'hui.
Recueillir les paysages,
montagnes de brume
Le paysage se gorge d'un temps au ralenti.
Le rocher au moine se courbe pour recevoir les derniers manteaux neigeux.
Le printemps à sa robe odorante nous fait part de sa présence,
de sa parure aux multiples couleurs.
Les nuages flirtent avec les dernières touches neigeuses.
Le ciel devient montagne,
la montagne se prend pour le ciel,
nulles frontières alors.
Les grands pachydermes se dressent
laissant apparaître leurs plis d'un temps révolu,
les ancêtres ouvrent les plaines et les cœurs.
Eve Pietruschi, résidence Champagny en Vanoise, avril-juin 2026
Exposition collective, Basilique , Aime la Plagne en Savoie, suite aux résidences Campagnes première
Marguerite Soulier artiste-bergère & Eve Pietruschi artiste-cueilleuse
été 2026
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A l'ombre des glaciers
2026
dessins
cueillettes, éléments naturels et crayon de couleurs sur papiers arche
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